Ray Williams,

le powerlifter qui soulève le plus lourd au monde en squat raw

Qui de mieux à interviewer quand on parle de squat raw? Ray WILLIAMS, l’homme qui détient le record mondial du squat raw en powerlifting !

En plus d’être quelqu’un de sympa, Ray s’est montré disponible, le meilleur a pris le temps de répondre à quelques questions. Un athlète de haut niveau restant humble,malgré ses titres et records, certains devraient en prendre de la graine. Un vrai champion ! 

Bonjour Ray,

Merci beaucoup de prendre du temps pour réaliser cet interview, et pour partager ton expérience en powerlifting avec PowerliftingMag et nos lecteurs!

PowerliftingMag :Pour commencer l’interview, j’aimerais que tu nous racontes quels autres sports as-tu fait avant de te lancer dans le powerlifting  ? Comment as-tu découvert ce sport et pourquoi avoir décidé de te lancer en powerlifting  ?

Ray WILLIAMS: Avant de commencer le powerlifing, je jouais au football [américain], du collège jusqu’à l’université.
J’ai commencé à jouer au football au début de mon adolescence, mon oncle Allen qui était mon héros en faisait. Une fois que j’étais assez âgé pour jouer, j’ai commencé et ne suis jamais revenu en arrière.

PowerliftingMag: Quels sont tes plus grand succès dans le monde du powerlifting  ? Quel est ton meilleur souvenir  ?

Ray WILLIAMS: Mon plus gros succès dans le monde du powerlifting a été de participer à la progression du powerlifting intervenue durant les dernières années. Par exemple, chaque année le nombre de participants a progressé dans les plus grandes compétitions aux Etats Unis comme je ne l’ai jamais vu.

Mes meilleurs souvenirs dans le powerlifting sont les rencontres et relations que j’ai pu construire avec les coachs et les lifters dans le monde entier.

PowerliftingMag:  En France, le powerlifting est un sport peu médiatisé, comment est-ce aux USA  ?

Ray WILLIAMS: Ce sont les réseaux sociaux qui ont véritablement aidé le powerlifting à être connu ainsi que les différents  vendeurs qui ont suivi ce sport. Par exemple “9 for9 media”, une compagnie de photographes qui  va aux événements et rencontres majeures de powerlifting pour prendre des photos.

C’est sans compter le réservoir important de fans du powerlifting grâce auxquels ce sport est monté en flèche aux États-Unis. D’ailleurs il n’y a pas eu de rencontre auxquelles j ai assisté où il n y avait pas de téléphones portables qui n’enregistraient pas et ne publiaient pas (sur le net ?) des images et du son.

PowerliftingMag: A quelle fréquence t’entraînes-tu toutes les semaines  ? As-tu le temps d’avoir d’autres loisirs à côté du powerlifting  ? Que fais-tu  ?

Ray WILLIAMS: Je gagne de quoi vivre comme entraîneur de football à ITAWANBA, le Collège universitaire, qui est mon objectif principal. L’entraînement du football est mon premier amour et paie les factures immédiatement. Le Powerlifting est en fonction de mon planning de football. Pour des raisons que j ignore les gens pensent que le powerlifting est mon métier, cependant, je me consacre au football en priorité et ensuite je fais du powerlifting.

Je m’entraîne normalement environ 4-5 jours par semaine et mes sessions durent de deux à trois heures.

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PowerliftingMag: Quelles sont tes clés à l’heure d’arriver à une compétition (décharge, le jour de la compétition, l’alimentation, la gestion du stress…)  ?

Ray WILLIAMS: Une des clés de mon succès est le repos la semaine de la rencontre parce qu’un bon ami à moi et moi-même avons une croyance sur l’entrainement ; à savoir que si vous vous donnez pour avoir quelque chose vous ne l’obtiendrez pas la semaine de la rencontre. ( pour en savoir plus sur la planification des décharges, c est ici ).

Je ne m’entraîne donc pas la semaine de la rencontre, je fais juste des exercices accessoires pour rester dur et explosif.

Je suis assez lourd et musclé, alors mon régime ne varie pas beaucoup. J’évite complètement les boissons ayant de la caféine et  je ne mange pas de nourriture de fast-food.

PowerliftingMag :Comment vois-tu le powerlifting au niveau international  ? Crois-tu que ce sport va se développer, pour arriver un jour aux Jeux Olympiques  ou bien rester uniquement au niveau des médias OnLine  ?

Ray WILLIAMS: La compétition internationale de powerlifting est très intense parce que la plupart du temps les lifters voyagent plusieurs jours pour participer à une rencontre. Ils doivent se concentrer sur une seule chose, le but de leur voyage : la compétition de powerlifting. Cela rend les rencontres internationales plus intenses. Le public grandissant et l’intensité des compétitions internationales contribuent au développement de ce sport qui , je l’espère , deviendra une discipline Olympique.

Alors, Mon plus grand souhait serait de représenter ma famille et ma ville natale de Demopolis. Je suis très attaché à l’Alabama, qui est l’étape la plus importante de ma vie.

PowerliftingMag: En France, il y a peu d’aides versées aux clubs et aux athlètes en powerlifting, est-ce le cas aussi aux USA  ?

Ray WILLIAMS: Oui, je pense qu’il y a peu d’aides aux Etats-Unis. Les aides ne viennent pas à nous, c’est à nous d’aller les chercher (sponsoring). On exige que les athlètes commencent tôt le powerlifting aux Etats Unis. La plupart des athlètes entament une formation sportive, et quand ils l’ont terminée, beaucoup d’entre eux retournent vers le powerlifting parce qu ils y retrouvent un esprit de compétition.

C’est la raison pour laquelle le powerlifting a tant progressé au cours des dernières décennies aux Etats Unis, l’esprit de compétition. 

Merci Ray 🙂 !

 

 

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