Devenir coach sportif en force athlétique avec le BPJEPS AGFF (I)

Coach sportif ne s’improvise pas. Si vous voulez faire parti de la grande famille du coaching, plusieurs options s’offrent à vous dont le BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport) AGFF (Activités Gymniques de la Forme et de la Force) option Haltérophilie – Musculation.

Qu’est-ce qui différencie les brevets fédéraux du BPJEPS AGFF  ?

 

Un brevet fédéral est un diplôme reconnu par une fédération et ne permet pas d’encadrer une activité sportive contre rémunération.

En force athlétique, le brevet fédéral compte 3 niveaux  :

  • 1er degré  : Initiateur

  • 2ème degré  : Moniteur

  • 3ème degré  : Entraineur

 

Le BPJEPS AGFF est un diplôme de niveau IV reconnu par l’État français et il est délivré par le ministère de la jeunesse et des sports. Il permet d’encadrer et d’enseigner l’haltérophilie, la force athlétique et les disciplines associées contre rémunération.

Combien coûte un BPJEPS AGFF  ?

 

Suivant les organismes de formation du BPJEPS AGFF, les prix peuvent varier entre 4 500 € et 6 500€, selon la/les mention(s) choisie(s)  : mention C (forme en cours collectifs) et mention D (haltères-musculation et forme sur plateau).

Comment obtient-on un BPJEPS AGFF  ?

 

Pour obtenir le diplôme et la carte professionnelle, il faut passer une formation dans un organisme accrédité par l’État. Durant cette période d’apprentissage, chaque élève doit valider 10 modules.

Quels sont les différents centres de formation formant au BPJEPS AGFF que l’on peut trouver, par exemple, en Nouvelle-Aquitaine  ?

Prenons l’exemple de la région Nouvelle-Aquitaine, vous trouverez les organismes tels que le CREPS de Poitiers (Vienne), Form Plus 19 (Corrèze), Villeneuve-sur-Lot (Lot et Garonne), Pau (Pyrénées Atlantiques) CREPS de Talence et Euro-Fitness Bordeaux (Gironde), etc.

Comment entre-t-on en formation  ?

Pour entrer en formation BPJEPS AGFF, il faut être âgé de 18 ans, à la date des tests d’entrée, être apte physiquement et médicalement à la pratique et à l’encadrement des activités gymniques de la forme et de la force, fournir le dossier d’inscription à l’école où vous postulez qui sera joint avec les pièces demandées. Ensuite, il faut passer et valider les tests préalables d’entrée en formation. Les tests consistent à valider une épreuve écrite, un test de Luc Léger (navette), et des épreuves en musculation. De plus, il faut que chaque postulant soit titulaire du PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1).

À l’époque où j’ai passé mes tests d’entrée en formation, nous commencions par la pesée. Une fois la pesée effectuée, nous devions passer les test de musculation en exécutant 2 mouvements de musculation. Nous choisissions le premier mouvement, et nous tirions le second au sort. Les mouvements étaient le squat, le développé couché et les tractions nuque. Pour connaître la charge à déplacer au squat et au développé couché, les évaluateurs multipliaient notre poids de corps par un coefficient et nous avions un minimum de répétitions à faire (6 répétitions minimum pour le mouvement choisi, et 3 répétitions pour le mouvement tiré au sort).

Une fois les tests de musculation passés, nous faisions le test de Luc Léger, où nous devions atteindre le palier 9 au minimum.

À la suite de ça, nous finalisions les tests par une épreuve écrite et un entretien individuel.

Comment se déroule la formation  ?formation-bpjeps-agff-stage-examens-modules

Comme je le dis plus haut, l’obtention du BPJEPS AGFF et de la carte professionnelle repose sur la validation des différents modules – 10 au total.

La durée de la formation est de 10 mois, durant lesquelles le stagiaire va acquérir des savoirs faire et des techniques, qu’il devra utiliser en structure de stage et lors des ses épreuves.

Lorsque j’étais en formation, nous devions valider 10 modules  : 6 modules concernant la pratique, et 4 modules théoriques.                                     

Les modules 1, 3, 4 et 10 faisaient parti des modules théoriques.

  • Le module 1 portait sur la communication dans la vie professionnelle.
  • Le module 3 consistait à préparer et évaluer un projet événementiel.
  • Le module 4 consistait à participer au fonctionnement de notre structure de stage.
  • Le module 10 traitait de la partie coaching individuel/personnel dans le cadre du maintien/développement du capital santé ou dans un cadre d’accompagnement dans le perfectionnement.
  • Les modules 2, 5, 6, 7C/D, 8C/D et 9C/D constituaient la partie pratique.
  • Le module 2 avait pour thème la prise en compte des caractéristiques des publics pour préparer une action éducative.
  • Le module 5 traitait de la préparation d’une action d’animation dans le cadres des activités gymniques de la forme et de la force.
  • Le module 6 avait pour sujet l’encadrement d’une personne ou d’un groupe de personnes dans le cadre d’une action d’animation des activités gymniques de la forme et de la force.
  • Le module 7 mention D (Haltères – Musculation et Forme sur plateau) évaluait notre capacité à mobiliser les connaissances nécessaires à la conduite des activités professionnelles des activités Haltères – Musculation et Forme sur plateau.
  • Le module 8 mention D portait sur la conduite d’une action éducative des activités Haltères – Musculation et Forme sur plateau.
  • Le module 9 mention D consistait à maîtriser les outils ou techniques des activités Haltères – Musculation et Forme sur plateau.

 

 

Pendant leur période de formation, les élèves alternent entre les heures d’apprentissage en organisme et les heures en structure d’accueil.

Un stagiaire doit effectuer 720 heures en centre de formation et 450 heures en structure de stage.

Comment choisir son tuteur et sa structure d’accueil  ?

L’élève est libre de choisir son tuteur et par conséquent, sa structure d’accueil. Bien évidemment, il faut choisir votre tuteur en fonction de vos attentes, en fonction de la pertinence des informations et des savoirs qu’il vous transmettra, et surtout en fonction de son/ses diplômes.

À titre d’exemple, on ne choisit pas un conducteur de tricycle, lorsqu’on veut obtenir son permis gros cube et que l’objectif sur le long terme est d’acquérir une moto sportive puissante.

Lorsque j’étais élève, j’ai effectué des stages à la fois dans les salles commerciales et associatives, mais aussi dans des clubs sportifs, tels que la lutte et le rugby. Je pense qu’il est important pour les stagiaires de comprendre que cette période d’apprentissage est plus que bénéfique, pour ne pas dire importante et que c’est surtout le moment où ceux-ci doivent impérativement sortir de leur zone de confort.

Ce qui fait qu’un stagiaire peut arriver à vivre de ce métier aujourd’hui sera sa diversité et son envie. Il faut garder en tête qu’à notre époque, aucun employeur ne misera sur un éducateur qui ne sait pas donner des cours collectifs.

Par expérience, il est important de s’adapter à la tendance du marché. Que vous soyez en association ou en structure commerciale, ça sera la même partition. Il ne faut pas oublier qu’on s’enrichit de nos différences et non de l’ignorance.

Je me rappelle, lorsque j’ai fait mon stage dans le milieu du rugby, j’ignorais totalement les rudiments de ce sport et de la préparation physique qu’on pouvait mettre en place. Au fil des jours, j’ai acquis de nouvelles notions dans ce domaine.

Les qualités d’un bon tuteur dans la formation des élèves au BPJEPS AGFF :

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  • N°1 – La disponibilité. Il est important que celui-ci vous accorde du temps pour vérifier votre travail.

  • N°2 – La passion. Un tuteur qui n’est pas passionné par son métier ne vous apprendra rien et vous négligera.

  • N°3 – La confiance. Il est primordial qu’une relation de confiance se mette en place entre le tuteur et le stagiaire. Apprendre à gérer une personne ne se fait pas en regardant le tuteur travailler. La pratique est essentielle.

  • N°4 – La transmission. Ce cinquième point englobe les quatre qualités précédentes. Si le tuteur n’a pas envie de transmettre autre chose que les corvées ménagères, c’est que le stagiaire n’est pas au bon endroit.

Est-ce qu’un BPJEPS AGFF seul suffi à être entraîneur de force athlétique  ?

 

D’un point de vue législatif, un BPJEPS AGFF suffit pour être entraîneur de force athlétique rien ne vous empêche d’être entraîneur de force athlétique professionnel, une fois le diplôme validé. Si la personne a une expérience comme athlète, je pense que ça ne suffira pas, car être bon athlète n’est pas forcément synonyme de bon entraîneur.

Je crois fermement que malgré le passé d’athlète que l’on peut avoir, quelque soit le sport où on souhaite devenir entraîneur, la formation est un élément essentiel et indispensable.

On ne s’improvise pas coach/entraîneur, on le devient.

Le mot de la fin

Il est important de suivre des formations, car ce sont des outils indispensables à l’apprentissage d’un métier comme la force athlétique, l’haltérophilie et la musculation. Même si une formation BPJEPS AGFF métiers de la forme coûte cher, vous pouvez faire des demandes de financements auprès de Pôle Emploi, de la région, etc.

Il ne faut pas perdre de vue que c’est un métier «passion  » et que vous ne ferez pas ça uniquement pour l’argent. Cependant, si vous êtes passionnés et que vous vous faites remarquer, votre avenir n’en sera que plus confortable.

Que vous soyez stagiaire ou que vous vouliez le devenir, soyez ouvert d’esprit, et allez voir ce qu’il se passe dans les clubs commerciaux, les salles associatives, et les équipes sportives.

Si vous vous sentez près à franchir le pas et que vous voulez devenir coach professionnel, il est temps pour vous de vous former et d’obtenir votre diplôme ainsi que votre carte professionnelle.

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Powerliftinguement votre,

Paul COUVIDOU 

 

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