Qui est Rudy COIA?

Pour la première interview de PowerliftingMag, commençons par celle du coach de training et de nutrition, Rudy COIA, Fondateur du SuperPhysique. Rudy est un incontournable du monde la musculation et n’a pas sa langue dans sa poche.

L’interview de Rudy COIA

Salut Rudy !

Tout d’abord merci de me consacrer un peu de temps, tu as une communauté énorme en France et je sais que ton emploi du temps est bien chargé ! Et c’est bon signe pour toi 😉

    PowerliftingMag Je lance la communauté PowerliftingMag pour faire découvrir la force athlétique en France, et pour que les athlètes qui la pratiquent déjà, puissent partager leur passion. Comment t-es venue l’idée du canal Youtube, SuperPhysique et de ta salle de sport? Pas trop dur la première fois de te lancer devant une caméra? 

Rudy COIA : Disons qu’en 2009, nous étions une bande de copain sur les forums d’internet Smart Weight Training et nous en avions marre de voir des hypocrites se dirent naturels alors qu’ils étaient dopés jusqu’à l’os.

Je me suis donc dit qu’il était temps de montrer pour l’immense majorité des gens ce que l’on pouvait atteindre physiquement et en force sans prendre de produit dopantC’est ainsi qu’est né SuperPhysique le 15 septembre 2009 avec la Team SuperPhysique puis suivi peu de temps après par la Team SuperPower.

Au départ, j’ai d’abord cherché à m’entourer, à bien m’entourer car je savais que seul, je n’irais pas au bout du projet, il me manquait trop de compétences.

Et ainsi, avant le lancement du site, nous avons eu l’idée de lancer des articles/vidéos.
C’est sur qu’au début, si tu regardes ma première vidéo – article sur la chaîne Youtube SuperPhysique, pas la mienne, c’était assez folklorique. Je transpirais autant que pendant une séance de sport et j’avais du mal à rassembler mes idées, à ne pas être confus.

Mais comme nous étions les premiers à le faire, j’étais fier et j’ai persévéré un peu jusqu’à faire une vidéo par semaine pratiquement pendant 1 ou 2 ans.

Après quoi, j’ai arrêté car cela ne me plaisait pas spécialement de parler devant une caméra et surtout que j’étais tout seul, que nous étions tout seul «  sur le marché  ». Tout ceux qui faisaient de la musculation et désiraient progresser, connaissaient SuperPhysique.

Maintenant, comme tu peux le voir, on est beaucoup plus à l’aise en vidéo même si ce n’est pas du Spielberg mais j’estime que nous avons fait de gros progrès.

Pour la salle, je suis parti un peu du même constat. Je m’entraînais sur Annecy, dans une salle où ils n’appréciaient pas que je porte des t-shirts SuperPhysique, je dise bonjour à tout le monde, que j’encourage les gens à progresser.

C’est simple, à la fin, tous les midis, on était pratiquement une quinzaine sur le plateau musculation avec un gros SP sur le torse, à essayer de progresser. Comme tout le monde payait son abonnement, ils ne nous ont pas viré mais j’ai senti, pour avoir fait plusieurs réunions avec eux afin de développer nos activités communes (sans succès), que cela les dérangeaient et pas qu’un peu que nous soyons là.

Comme j’accorde une énorme importance à l’état d’esprit des personnes qui m’entourent, à l’ambiance, j’ai décidé d’ouvrir ma propre salle, d’abord pour moi et pour tout ceux qui voulaient progresser, être encouragés et surtout sans aucune contraintes ou presque.

C’est comme ça qu’est né le SuperPhysique Gym, en Août 2014, juste à côté d’Annecy.

PowerliftingMag : La force athlétique est une petite communauté en France, très peu connue, peu de personnes veulent s’investir pour médiatiser ce sport, sais tu à quoi est-ce dut? Que penses-tu qu’il manque au développement de ce sport?

Rudy COIA : J’ai commencé la Force Athlétique en temps que compétiteur en 2005. Et plus de 10 ans, après, puisque nous sommes en 2017, absolument rien n’a changé, rien.

Je ne sais pas si tu suis le milieu depuis longtemps mais pour avoir tous les anciens Monde du Muscle depuis 1975, je peux te dire que c’était déjà pareil à l’époque.

Qu’est ce qui coince pour que ça explose  ?

Prenons l’exemple du Raw, du sans matériel. Ça fait combien de temps que cela devrait être en place  ? Depuis le début  !

Et pourtant, quand j’ai posé la question au président de l’IPF en 2013 au championnat d’Europe à Pilsen, il m’a répondu qu’ils étudiaient la question, voir s’ils n’y auraient pas plus de blessures sans…

A quoi j’ai répondu  : Est-ce que tu as déjà fait de la musculation et notamment de la force athlétique  ?

Je te laisse deviner la réponse  : JAMAIS  !

Tant que la Force Athlétique sera dirigé par des personnes qui ne pratiquent pas, qui ne s’entraînent pas, qui n’ont jamais rencontré les problématiques des pratiquants en tant que personnes, qui ne sont pas proches des athlètes, quelque soient leurs niveaux, comment cela peut-il aller  ?

Quand le président de la fédération peine à dire bonjour aux membres de l’Équipe de France, comment cela pourrait évoluer  ?

Une fédération, c’est de la politique malheureusement. Beaucoup de promesses, beaucoup de blabla pour… RIEN  !

Je vais même te raconter une chose que peu savent.

A un moment, la fédération française n’avait plus de sponsor. Alors je me suis proposé, on parlait de     25 000 euros pour situer les choses.

J’étais assis avec le président et le trésorier de la fédération qui étaient bons sur le principe et qui devaient me recontacter quelques jours plus tard. Ai-je eu des nouvelles  ? Absolument aucunes! Oserais-je dire que quelques mois plus tard, le seul sponsor qu’ils ont trouvé est une boutique de vêtements qui a livré en plein milieu de la compétition les vêtements «  Équipe de France  »  ? Oui.

Voila donc le problème. Si l’on veut que ça évolue, il faut tout revoir.

La Fédération a changé de nom récemment depuis qu’elle n’est plus affiliée avec l’haltérophilie. Espérons que des choses changent. Je vois notamment de plus en plus de stages, de formations ouverts à tous, c’est déjà un grand pas. Mais cela ne suffira pas. Comme je suis un homme d’espoir, je reste positif.

Sait-on jamais, je ne demande qu’à être surpris.

PowerliftingMagAs-tu en tête de faire une vidéo pour présenter la force athlétique à ton public  ?

Rudy COIA : J’ai déjà fait plusieurs VLOG sur le sujet sur ma chaîne YoutubeAprès, je ne pense pas en parler plus que ça car ça n’intéresse pas.

Ce qu’il faut savoir aussi, et on en a parlé avec Christophe CARRIO sur sa chaîne, c’est que la Force Athlétique, cela fini mal pour la plupart des pratiquants. Les champions te diront que non, que c’est une question de technique, de progressivité.

La réalité est que si tu écrases quelque chose, ça fini toujours par exploser.

C’est comme dire que pour prendre du muscle, on doit se concentrer sur les sensations… Une vaste fumisterie et c’est pourquoi je préfère parler pour l’immense majorité des gens et leur apporter des vraies réponses pour qu’ils apprennent à personnaliser leurs entraînements, à durer et à être en bonne santé d’où la sortie récente de la Méthode SuperPhysique, par exemple.

PowerliftingMag : J’ai découvert la force athlétique il y a un peu plus d’un an, sur le tard, à 37 ans, et j’ai commencé les compétitions directement, avec des défis personnels et l’objectif de m’éclater. Quand je parle de mon sport à mon entourage, personne ne connaît ou bien les gens pensent que nous sommes des «bourrins» qui tirent des remorques pour nous détendre et faisons du lancer d’arbres dans des cirques…et toi qu’en penses-tu?

Rudy COIA : Le plus souvent, ils confondent avec l’haltérophilie. D’expérience, moins avec le Strongman. Après, pour ce qui est des jugements. On ne peut juger que de ce qu’on ne connaît pas.

Le problème n’est donc pas tant la Force Athlétique et sa méconnaissance, mais la psychologie des gens à s’informer, à être curieux, à être ouvert.

PowerliftingMagAvec les performances que tu as, n’as-tu jamais voulu te tester à une compétition de force athlétique?

Rudy COIA : J’ai pratiqué la Force Athlétique en 2005 puisque j’ai été Champion de France en moins de 90 kg, junior avec 160 kg au Squat, 127,5 kg au Développé couché et 185 kg au Soulevé de terre. Et deux mois après, Champion de France au Développé couché avec 130 kg.

C’est d’ailleurs ce dernier qui m’a amené à m’inscrire en salle car je voulais faire des compétitions.A

A l’époque, je discutais par email avec Joseph PONNIER et Sébastien MAITRE et cela m’a motivé à passer un cap.

Dans la salle où je voulais aller, il fallait avoir 16 ans pour avoir le droit de s’y inscrire, j’ai donc attendu d’avoir cet âge. Le bon côté et ce qui m’a motivé aussi, c’est que cela se faisait sans matériel en Junior et comme j’ai toujours été adepte du Raw, je n’ai pas hésité vu que j’étais doué «  nerveusement  ».

Puis après cela sont venus les blessures qui se sont enchaînées et j’ai alors compris que la Force Athlétique n’était pas pour tout le monde, même avec la meilleure technique du monde.

Je me suis fissuré le ménisque externe du genou à gauche juste avant mes 18 ans et quelques semaines après, je me suis déchiré un pectoral gauche alors que j’étais en pleine progression, pas loin des 150 kg en maxi.

Depuis, par période, je m’y remets un peu mais cela devient de plus en plus rare quand je vois le nombre de personnes qui ont fini par arrêter la musculation à cause de blessuresQuant à 20 ans, je voyais 200 kg sur une barre, j’y allais sans réfléchir, à presque 30 ans, je passe à côté et pense surtout à ceux dont je viens de parler et passe mon chemin.

Aurais-je envie d’y revenir un jour  ? Non  ! Le risque n’en vaut plus la chandelle pour moi.

Surtout que j’ai en ligne de mire les SuperPhysique Games  !

PowerliftingMag : J’ai connu cette saison aux premiers pas, Guillaume FAUCHER, un excellent athlète et superbe personne, qui me suis et me conseille depuis pour la planification de mes entraînements. Tu fais cela aussi avec Sébastien CODRON, qui la saison dernière a commencé en compétition d’une manière remarquable, l’accompagnement est crucial à mon avis, entraînes-tu d’autres powerlifters?

Rudy COIA : J’ai commencé à suivre en Force Athlétique en 2012 si j’ai bonne mémoire. Surtout au «  haut niveau  ».

En effet, je ne coache en Force Athlétique, contrairement à la musculation, en général que des gens que je connais bien, dont je connais tout de suite la psychologie car elle joue énormément dans la manière de concevoir l’entrainement, la planification.

Quelqu’un comme Sébastien, je le connais depuis qu’il est adolescent donc j’arrive à bien le cerner, au moins en partie tout comme Joel Pinto actuellement, promis à un bel avenir ou encore Benjamin qui a loupé de peu la qualification au championnat de France cette année.

Alternativement, j’ai aidé Brice BOURDEAU sur une saison alors qu’il bloquait depuis un moment, Gil PINHEIRO sur sa meilleure saison équipée (avec matériel) quand il a réalisé 875 kg en moins de 90 kg, Romain PICOT-GUERAUD pendant 2-3 saisons mais plus dans un échange d’idée, Fanny BRIMBOEUF lorsqu’elle réalisa ses meilleures saisons notamment quand elle gagna la Coupe de l’Union Européenne en 2012 et plus tard 130 kg au Squat sans matériel en moins de 57 kg et enfin Mathieu NOIRBENT depuis ses débuts en Force Athlétique jusqu’à la saison dernière donc pendant 3 ans et avec qui je suis, depuis, devenu ami.

Ce sont tous des personnes que je connais depuis des années, certains depuis plus de 10 ans donc il est pour moi, plus facile de les cerner pour les aider.

Un athlète en milieu de «  carrière  » que je ne connais pas du tout, j’aurais du mal à moins qu’ils s’entraînent au SuperPhysique Gym et que je le côtoie régulièrement.

Pour que je fasse vraiment progresser, il faut me connaître. Je dois transmettre autre chose que des chiffres et des planifications. Il faut me côtoyer en vrai ou au moins sur les réseaux.

Car un coaching, une aide, ne se résume pas à quelques lignes de chiffres qui se suivent de manière logique.

Après je suis toujours ouvert à suivre des personnes en Force Athlétique. Pour cela, il suffit de me contacter pour voir si nous pouvons avancer ensemble ou pas.

PowerliftingMag : Quelles sont les principales différences entre les entraînements de FA et ceux de bodybuilding?

Rudy COIA : La vraie différence, c’est que d’un côté, tu travailles le geste, de l’autre tes muscles en priorité. J’en ai parlé longuement dans mon article «  Muscle et Force  » sur SuperPhysique.

Cela me rappelle pourquoi j’ai créé le Club SuperPhysique et notamment les SuperPhysique Games. Pour que cela soit un mixte des deux. Plus d’exercices qu’en Force Athlétique pour réduire les risques de blessures ainsi que l’utilisation de séries moyennes à longues.

Mais aussi des objectifs chiffrés pour qu’on ne soit pas que dans l’abstrait comme en Bodybuilding où il parait que seule les sensations et la contraction comptent (Merci les produits dopants…), pour ne pas que se regarder le nombril.

Personnellement, j’ai tout de suite été sensibilisé à la notion de performance avec l’ancêtre de SuperPhysique. Nous avions déjà notre propre Club SuperPhysique qu’on appelait alors le Perf Board et nos propres rencontres chaque semaine matin sur l’île de Puteau afin de s’encourager, de s’entrainer ensemble.

Pour l’anecdote, chacun ramenait 20 kg dans son sac à dos ainsi qu’une corde d’escalade pour se lester aux Tractions et aux Dips en 5 séries de 10 ou 5 séries de 5 répétitions.

C’est là qu’est vraiment né l’état d’esprit SuperPhysique avec Fabrice KOWOK, Jérôme AMAURY, JMO, Jericho, Pousseur, Pomm3, Romain, Fyoros… Nous avions une sacrée équipe de motivés, qu’il neige ou qu’il pleuve, nous en étions !

Ce mixte, c’est ce que je fais et j’oserais l’appeler : le SuperPhysique Training ? 🙂

PowerliftingMag : Comment gères-tu le fait d’être un référent pour tant de jeunes et de sportifs ?

Rudy COIA : Je ne le gère pas trop car beaucoup ont peur de m’écrire, de me parler. Je le vois souvent quand ils viennent au SuperPhysique Gym, les gens sont un peu intimidés.

Je veux bien qu’on ne soit pas ami dès le début et peut être jamais mais vous devez penser que je suis comme vous. J’ai réalisé certaines choses, vous en avez réalisé d’autres, nous sommes égaux, ni plus, ni moins. Chacun peut apprendre de l’autre.

Après pour l’exemple, mon credo a toujours été de montrer l’exempleDans un monde où beaucoup parlent de faire, je fais et après je parle.

Donc je le gère plutôt bien, sans aucune pression. Je sais qui je suis et ce que je fais. Je reste donc fidèle à moi-même.

PowerliftingMag : Et comment gères-tu la pression de tes détracteurs et clasheurs du net, tu sais tous ces gens qui ne sont jamais content de quoi que ce soit ? 

Rudy COIA : Disons que le phénomène s’accentue à cause des réseaux sociaux, de la croyance que comme tu es sur internet, tu dois absolument et surtout donner ton avis, surtout si cela ne te plaît pas.

Quand j’ai commencé il y a plus de 10 ans avec mon premier site internet, certains n’étaient déjà pas content car j’osais dire ce que beaucoup pensaient, notamment sur les forums.

La phrase  : «  Pour se faire des ennemis, il suffit de dire la vérité.  » est pour moi totalement juste.

Nous sommes dans un monde qui veut rêver, toujours rêver. Si tu dis que cela va être dur, que tu vas devoir faire des efforts, que ça va prendre des années, déjà là, tu as moyen de te faire beaucoup d’ennemis, enfin de leurs points de vues car finalement, toi, ces personnes, tu t’en fous. Tu ne les connais pas, chacun fait ce qu’il veut.

Mon associé Arnaud me dit souvent cette phrase  : «  On a le droit de ne pas savoir mais on n’a pas le droit de rester ignorant  ».

Et pourtant, beaucoup préfèrent rester dans l’ignorance alors que le savoir est à portée de mains.

On dit aussi que pour critiquer et juger, il ne faut pas connaître le sujet et je ne peux donc que plus-soyer.

Combien de débutants, combien de personnes viennent donner leurs avis ou donner des conseils alors qu’ils devraient seulement écouter  ?

Combien s’improvisent spécialistes du jour au lendemain, se créent une fausse image via les réseaux sociaux, s’inventent une vie  ?

Tiens un exemple  : Combien de filles ai-je vu qui avaient un compte Instagram tout ce qu’il y a de plus normal et qui se sont mises progressivement, pour être plus «  populaires  » à montrer leurs culs dans des poses qui ne sont pas «  sportives  »  ? Des tonnes.

C’est comme si les réseaux sociaux pervertissaient le monde tout ça pour une fausse vie, une fausse popularité, pour du vent.

Les réseaux sociaux ont permis aux personnes qui n’avaient la parole qu’au bistrot, qui n’avaient aucune portée d’en avoir, en leur faisant croire qu’ils étaient égaux sur n’importe quel sujet à n’importe qui du moment qu’ils avaient un avis…

Donc comment je gère ça  ? J’essaie d’en faire abstraction.

J’essaie de faire du mieux que je peux, comme dans chaque domaine, d’apporter une pierre à l’édifice pour permettre à ceux qui veulent ne pas rester ignorant d’avancer, d’évoluer.

Ceux qui ne sont pas contents, concrètement, je les emmerde. Mais comme par hasard, je n’en ai jamais rencontré en vrai. Être derrière un ordinateur ne vous rend pas meilleur que vous ne l’êtes.

Par contre, je regrette une chose actuellement, c’est que ce sont les histoires à dormir debout qui soient le plus mis en avant, les buzz.

Qu’on ne félicite pas et que la majorité n’encourage pas le bon travail, celui qui fait avancer comme avec mes deux Web-séries BRUT et FEATURING.

Quand c’est bien, il faut le dire et il faut encourager directement. Ne pas se dire juste «  c’est bien  » et passer à la suite. Sinon le monde ne pourra pas évoluer et ce sera la médiocrité qui l’emportera, qui gagne donc du terrain depuis que j’ai commencé.

Tout est à portée de main pour devenir une meilleure personne.

PowerliftingMag : Comment concilies-tu tout ton travail avec ta vie personnelle ? Comment arrives-tu à te motiver au fur et à mesure des années? Et si un jour tu trouves que ton travail a perdu du sens, que ferais-tu?

Rudy COIA : Pour me motiver, j’ai créé les SuperPhysique Games car effectivement, sinon, j’avais fait un peu le tour du milieu de la musculation, surtout avec cette médiocrité de plus en plus présente.

Pour ma vie personnelle, je suis quelqu’un de très organisé donc ce n’est pas un soucis. Je sais décrocher quand c’est l’heure.

Si je juge un jour que mon travail perd de son intérêt, j’arrêterais tout simplement. Je ne dois rien à personne et si je travaille aujourd’hui dans la musculation, c’est parce que cela me plaît et m’épanouit.

Mais pour combien de temps encore  ? Cela dépend de comment je suis soutenu, de comment ca évolue.

J’ai encore quelques projets pour faire avancer le milieu de la musculation à mettre en place et après on verra.

Mais c’est sur que dans ce climat, je ne vois pas un bel avenir pour la musculation et ses disciplines apparentées en France.

PowerliftingMag: On te verra bientôt à une compétition de force athlétique en tant que spectateur?

Rudy COIA : Normalement, je serais au Championnat de France Élite ainsi qu’au Championnat de France Jeunes cette année.

Et encore pour  merci pour ton apport à la communauté sportive !

 

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